Locarno. Palazzo Marcacci.
Mercredi 1er octobre 2025, à 18h.
Entrée libre.
De l'immédiat suite la Première Guerre mondiale aux Accords de Locarno, la diplomatie suisse entre dans une nouvelle arène internationale.
Berne doit réagir sans délai : d'abord face au nouvel ordre mondial instauré par les vainqueurs de la Première Guerre mondiale à Versailles (1919), en évitant l’isolement ; puis en adhérant activement à la Société des Nations pour préserver la neutralité de la Suisse et obtenir des puissances une reconnaissance d’une « neutralité différenciée ».
Cette diplomatie s’accompagne de la création d’un nouveau centre de la diplomatie internationale à Genève, soutenu par le peuple suisse. Il s’agit également d’adapter le réseau des représentations diplomatiques à l’étranger et de restructurer le Département fédéral des affaires étrangères, notamment sous l’impulsion de Giuseppe Motta, qui en fut le chef permanent de 1920 jusqu’à sa mort.
Des tensions persistent toutefois avec les voisins français, autrichiens et italiens – en particulier à partir de 1922 en raison de l’arrivée du régime fasciste –, ainsi qu’avec la Russie bolchevique, jusqu’à une hostilité ouverte. En revanche, une normalisation réussie est obtenue avec le Saint-Siège dès 1920.
Claude Altermatt
Né en 1957 à Soleure, Claude Altermatt effectue sa scolarité à Köniz (BE), puis poursuit des études d’histoire, d’économie et de relations internationales aux universités de Berne et de Fribourg, ainsi qu’à l’Institut universitaire de hautes études internationales (IUHEI) de Genève. Il obtient un doctorat en histoire avec une thèse intitulée Les débuts de la diplomatie professionnelle en Suisse.
Il participe également à l’édition des Documents diplomatiques suisses (DDS).
En 1987, il entre au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), où il est successivement en poste à Prague, Paris, au sein de la Task Force Suisse - Seconde Guerre mondiale, puis à Tel Aviv. Il est ensuite nommé ambassadeur en au Cameroun, puis en Biélorussie. Depuis 2022, il est à la retraite.
Conseiller fédéral Giuseppe Motta